- Situation
- Panne, défaut de conception ou de réglage d'une installation d'irrigation ou de fertigation, avec des végétaux perdus ou dépréciés
- Qui est concerné
- Pépiniéristes, horticulteurs, maraîchers, arboriculteurs ; installateurs, vendeurs, fabricants, prestataires
- À retenir
- Ne faites pas réparer ni modifier l'installation avant un constat : la preuve de la défaillance disparaît avec elle
- Textes
- Code civil, articles 1231-1, 1603 et suivants, 1641 et suivants, 1792 et suivants
Ce qu'il faut faire maintenant
- Ne faites pas réparer ni modifier l'installation avant un constat, sauf urgence que vous pourrez justifier.
- Photographiez et datez les symptômes sur les végétaux, en repérant leur emplacement sur le réseau.
- Conservez les pièces défectueuses, les réglages et l'historique du programmateur.
- Réunissez devis, contrat, plans, notices et échanges avec l'installateur ou le vendeur.
- Prévenez l'installateur, le vendeur et votre assureur par écrit.
Réflexes généraux, qui ne remplacent pas l'analyse de votre dossier. Un doute ? Le premier échange téléphonique avec le cabinet est gratuit : 07 71 17 87 89.
La réponse courte
Selon l'origine de la défaillance, la responsabilité pèse sur l'installateur (conception, dimensionnement, pose, réglage), sur le vendeur (matériel non conforme ou affecté d'un vice caché, défaut de conseil) ou sur le fabricant d'un composant. Lorsque l'installation constitue un ouvrage, les garanties des constructeurs peuvent aussi s'appliquer. La première question est donc technique : qu'est-ce qui a failli ?
Les défaillances fréquentes
- Réseau mal conçu ou mal dimensionné : débit, pression, uniformité de la distribution.
- Pompe défectueuse, filtration insuffisante, goutteurs colmatés.
- Programmateur, sonde ou électrovanne défaillants ; erreur de paramétrage.
- Fertigation déréglée : dosage, conductivité, injection.
- Défaut de conseil du vendeur ou de l'installateur sur l'adéquation de l'installation aux cultures et à l'eau disponible.
Des plants secs en bout de ligne et sains en tête de réseau désignent un défaut de pression ou de dimensionnement ; une asphyxie racinaire dans les zones basses, un excès d'eau ; des brûlures de bord de feuille et un substrat salé, une fertigation mal dosée. La répartition des symptômes, leur chronologie et les besoins en eau de l'espèce permettent souvent d'identifier la cause du dommage, et donc le responsable.
L'expertise
Une expertise amiable contradictoire, ou une expertise judiciaire en référé, permet de figer l'état de l'installation et des cultures avant réparation. L'expert doit pouvoir rapprocher le plan du réseau, les réglages, les relevés du programmateur et la répartition des dommages.
Le préjudice
- La mortalité des végétaux et leur dépréciation.
- Les pertes de rendement et de production.
- Les pertes d'exploitation : commandes non honorées, pénalités, clients perdus.
- Les frais de remise en état de l'installation.
Comment le cabinet peut vous aider
- Organiser le constat et l'expertise avant toute réparation.
- Identifier le responsable : installateur, vendeur, fabricant ou prestataire.
- Chiffrer les pertes et agir, ou vous défendre si vous êtes l'installateur mis en cause.
Information générale, qui ne remplace pas l'analyse de votre situation. Voir aussi Serres et systèmes d'irrigation défaillants et Chiffrer une perte de récolte. Textes : code civil (Légifrance).