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Walid ChamkhiAvocat – Droit du végétal

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Vice caché sur un tracteur ou un matériel d'occasion

Un tracteur d'occasion dont le moteur casse trois mois après l'achat, un pulvérisateur dont la cuve fuit : l'occasion n'exclut pas la garantie des vices cachés, mais la frontière avec l'usure normale est décisive.

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Fiche de dossierMise à jour : septembre 2026
Situation
Défaut grave révélé après l'achat d'un matériel agricole d'occasion
Qui est concerné
Acheteurs et vendeurs de matériel d'occasion, professionnels ou non
Délais
Deux ans à compter de la découverte du vice
Textes
Code civil, articles 1641 à 1649

La réponse courte

La garantie des vices cachés s'applique aussi aux biens d'occasion. L'acheteur doit prouver un défaut caché, antérieur à la vente et suffisamment grave, qui ne relève pas de l'usure normale compte tenu de l'âge et des heures d'utilisation du matériel. Le vendeur professionnel est présumé connaître le vice ; un vendeur non professionnel peut s'exonérer par une clause, sauf mauvaise foi.

Vice ou usure normale ?

  • L'âge, le nombre d'heures et l'entretien connu du matériel fixent ce que l'acheteur pouvait attendre.
  • Un défaut masqué, réparé sommairement ou dissimulé plaide pour le vice caché, voire pour le dol.
  • Les mentions de l'annonce et du bon de commande (« révisé », « moteur refait », « bon état ») comptent.

Les recours

  • Résolution de la vente, avec restitution du prix contre restitution du matériel.
  • Réduction du prix, pour conserver le matériel.
  • Dommages-intérêts si le vendeur connaissait le vice, ce qui est présumé pour un professionnel.

Comment le cabinet peut vous aider

  • Faire expertiser le matériel avant toute réparation.
  • Mettre en demeure le vendeur et négocier.
  • Agir en justice, ou défendre le vendeur.

Information générale, qui ne remplace pas l'analyse de votre situation. Voir aussi Matériel agricole en panne. Textes : code civil (Légifrance).

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