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Walid ChamkhiAvocat – Droit du végétal

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Impayés entre professionnels du végétal

Une jardinerie qui paie en retard, un paysagiste qui ne règle plus, un client qui conteste la qualité pour ne pas payer : récupérer sa créance suppose d'agir vite et dans l'ordre.

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Fiche de dossierMise à jour : septembre 2026
Situation
Facture de végétaux, de semences ou de prestations impayée par un client professionnel
Qui est concerné
Producteurs, pépiniéristes, grossistes, entreprises du paysage, fournisseurs
À retenir
Pénalités de retard et indemnité forfaitaire de 40 € sont dues de plein droit ; action en paiement en principe prescrite par cinq ans
Textes
Code de commerce, articles L. 441-10 et D. 441-5 ; code civil, articles 1344, 2224 et 2367 ; code de procédure civile, articles 1405 et suivants

La réponse courte

Entre professionnels, le délai de paiement est encadré par la loi : sauf délai plus court convenu, il ne peut dépasser soixante jours à compter de la date de la facture, ou quarante-cinq jours fin de mois si le contrat le prévoit. Au-delà, des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement sont dues automatiquement. Si la relance ne suffit pas, l'injonction de payer permet d'obtenir rapidement un titre exécutoire.

Les étapes du recouvrement

  1. Relancer le client, en rappelant la facture et son échéance.
  2. Mettre en demeure par lettre recommandée : elle fait courir les intérêts et prouve votre réclamation.
  3. Choisir la procédure : procédure simplifiée de recouvrement des petites créances par un commissaire de justice, injonction de payer, ou assignation si la créance est contestée.
  4. Faire exécuter la décision : saisie sur compte ou sur biens, par un commissaire de justice.

Le tribunal compétent dépend de la qualité du débiteur : tribunal de commerce pour un commerçant ou une société commerciale, tribunal judiciaire pour un exploitant agricole ou une société civile.

Ce que la plante dit du dossier

Beaucoup d'impayés naissent d'une contestation de qualité soulevée après coup : plants « morts », « malades », « non conformes ». Des bons de livraison signés sans réserve, des photos au départ et des passeports phytosanitaires en ordre font souvent tomber ces contestations.

Se protéger en amont

  • Des conditions générales de vente claires, communiquées avant la commande : délais de paiement, pénalités, indemnité forfaitaire, délai de réclamation.
  • Une clause de réserve de propriété : elle permet de revendiquer les végétaux impayés tant qu'ils sont identifiables chez l'acheteur. Une fois plantés, ils sont incorporés au terrain : la clause perd alors l'essentiel de son intérêt.
  • Des acomptes pour les commandes importantes ou les cultures spécifiques.
  • Une procédure collective chez le client : la créance doit être déclarée au mandataire judiciaire dans le délai légal, sous peine de ne rien récupérer.

Comment le cabinet peut vous aider

  • Rédiger une mise en demeure et négocier un échéancier.
  • Engager l'injonction de payer ou l'action en paiement.
  • Répondre à une contestation de qualité opposée pour ne pas payer.
  • Rédiger des conditions générales de vente qui vous protègent.

Information générale, qui ne remplace pas l'analyse de votre situation. Voir aussi la grille des honoraires pour le recouvrement. Textes : code de commerce (Légifrance).

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